actu·Bla bla·En lisant en écrivant

Qu’est-ce qu’on lit cette semaine #1

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Ici, vous le savez, la lecture tient une place importante. C’est une des choses que je veux transmettre à mes enfants. Ils grandissent entourés de livres, et je crois que je ne les ai pas encore dégoûtés ! Pour ma part, la lecture et la couture se disputent mon temps libre. Donc, ce blog est clairement bicéphale, depuis le début : il y aura à peu près autant de lecture que de couture (et peut-être un peu d’écriture, mais j’hésite encore).

Je vais donc essayer de me tenir à cette rubrique régulièrement, pour vous faire découvrir mes coups de cœur, et ceux de mes enfants. Cette rubrique se veut éclectique, mêlant presse et livres, sérieux et futile. Il y a de quoi lire dans toutes les pièces chez nous, toujours un livre ou une revue qui traîne. Les accumulations sont totalement foutraques ou thématiques, selon les intérêts du moment. Voici donc une sorte d’instantané de nos lectures, une revue rapide de ce qui passe entre nos mains en ce moment. Les livres qui m’ont vraiment marquée feront l’objet d’un autre genre d’article, plus détaillé.

DU CÔTÉ DES ENFANTS…

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*Martine à la mer, Gilbert Delahaye et Marcel Marlier, chez Casterman.

Maintenant que Jeanne (5 ans 1/2) sait bien lire, elle passe une grande partie de son temps dans les livres. Elle se régale à découvrir de nouvelles histoires, tous les univers s’ouvrent à elle… Cela me réjouit ! Pour les petites lectrices, la collection « Je commence à lire » est vraiment bien adaptée. Gros caractères, mais une vraie histoire, et des mots « compliqués » qui font progresser. Martine à la mer est le quatrième qu’elle entame, avec toujours autant de plaisir.

*La Princesse et le poney, Kate Beaton (traduction Cécile Guais),  chez Cambourakis.

Un album savoureux, offert à ma Constance de 4 ans 1/2. Princesse Pomme de Pin, héroïne girly tout sauf tarte, se trouve affublée d’un poney minuscule et un peu bête. C’est amusant, un brin subversif, tout ce que j’aime pour les petits. Ma cadette se marre à chaque fois. Les illustrations sont très belles et drôles.

*Je roule, Amélie Graux, chez Milan

Un imagier à toucher, c’est tout ce qui plaît à un bébé de 9 mois ! J’aime le rapport physique des bébés avec les livres. Les petites mains potelées qui découvrent l’objet autant que les images. Amélie Graux a construit toute une collection chez Milan, les « Imagiers à toucher », tous plus agréables les uns que les autres. Les illustrations sont rondes, généreuses, tendres, colorées, j’aime énormément.

DE MON CÔTÉ…

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*Burda tendances modes, juillet 2016

La couture est partout ! Mon Burda, je l’aime et parfois il m’énerve. Mais quand même très souvent, j’aime le parcourir, imaginer ma propre interprétation d’un modèle ou me plaire à le reproduire tel que le styliste l’a présenté. Certes, j’ai une haute pile de ce magazines et finalement peu de patrons exécutés, mais je vois un peu cela comme une encyclopédie de la couture…

Ce numéro m’a beaucoup plu, plusieurs séries sont esthétiquement très jolies et cohérentes. Je fonds totalement pour la série sport rétro-chic ! Et encore une fois, la série grande taille est superbe, même si je n’en profiterai pas (la flemme de me lancer dans la gradation !)

*Être ici est une splendeur, Marie Darrieussecq, chez P.O.L.

Ce livre est un de mes coups de cœur de 2016. Là où j’habite, j’ai une grande chance : ma librairie est à deux pas de chez moi. Et c’est une librairie pleine de dynamisme et de personnalité. Le club de lecture des amis d’Arthur, auquel j’ai la joie de participer, nous permet de découvrir de beaux romans. Celui-ci en fait partie. Marie Darrieussecq reconstitue, essentiellement à partir de sa correspondance, la vie de Paula Modersohn-Becker. Cette peintre allemande était quasiment inconnue en France jusqu’alors, bien qu’elle ait une œuvre et une position charnière dans l’histoire de la peinture moderne. Le choix d’une narration chronologique, linéaire, de la vie de cette jeune femme morte à 31 ans, est assoupli par toute l’émotion qui se dégage de la démarche de l’auteur, de sa façon d’être touchée par l’œuvre et la vie de Paula. Tout y est beau, sensible ; l’écriture de l’engagement artistique, qui ne va pas sans compliquer la vie personnelle, est remarquable. Même si la forme est très différente, on ne peut s’empêcher de faire le rapprochement avec le magnifique Charlotte de David Foenkinos : un écrivain, habité par une jeune femme peintre au destin tragique. Je n’ai qu’une envie à présent : visiter l’exposition qui lui est consacré au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, élaborée en collaboration avec l’écrivain…

*PAGE des libraires, été 2016

Cette revue, ou plutôt ce « mook » est une pépite, que l’on trouve dans certaines librairies, parfois même gratuitement (ce qui est mon cas). Ce sont les libraires qui y écrivent, présentant, suivant un thème ou une occasion, leurs coups de cœur. La maquette est belle, les textes intéressants, c’est un bel objet, que je collectionne. Ce numéro est consacré à des conseils de lecture propices au voyage, à l’été. Il y est toujours question des sorties littéraires, avec d’abondantes pages poches, de BD, de littérature jeunesse, avec une égalité de traitement. On sent vraiment l’amour des livres et la personnalité des libraires, ce que les sites d’achat rapide de livres ne nous offriront jamais. Page est un rendez-vous que j’attends avec plaisir.

*La Faune de la collaboration, Jacques Decour, chez La Thébaïde

La Thébaïde est une jeune maison d’édition, à la forte personnalité, de sorte qu’on est obligé de parler d’elle quand on évoque un ouvrage de son catalogue. Emmanuel Bluteau, son fondateur, et celui sur qui elle repose entièrement, est un passionné (l’article du Matricule des anges est très intéressant pour se faire une idée). Il a décidé de créer sa propre maison pour remettre à portée du lecteur des romans, articles, témoignages de l’entre-deux guerre, et d’écrivains résistants, principalement. Sous un titre provocateur, ce livre est la compilation d’articles écrits entre 1932 et 1942  par Jacques Decour, professeur de philosophie (dans le lycée parisien qui porte à présent son nom) et résistant, fusillé en 1942. Un livre que l’on peut lire d’un trait, ou dans lequel on peut piocher un article, à son gré. Mais un livre instructif, et nécessaire, assurément.

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