Bla bla·En lisant en écrivant

Vendredi lecture

À peine sortis du four
À peine sortis du four

Quoi de mieux qu’un premier vendredi d’octobre chez soi… La photo plante le décor de ce jour : calme, gourmand, un peu engourdi, dans une lumière douce.
La température extérieure est entre chien et loup, pas assez piquante pour nous clouer sous la couette, plus assez attirante pour nous jeter dans les rues et les parcs de Paris ; ce soleil pâle de l’automne, parfaitement gai et paisible est le compagnon de lecture idéal. Odeur de fondants et chaleur du logis. Enfin je peux prendre du temps pour lire !

Voici donc un premier panorama de mon univers culturel ces temps-ci ; mes lectures sont éclectiques, pour le moins ! Instantané, petite prescription…

  • Tout d’abord mon coup de foudre de cet été, léger et non moins charmant : L’allure de Chanel de Paul Morand (en Folio). Ou la discussion enlevée et animée de Gabrielle, recueillie par son ami écrivain. Une sorte de testament, d’autobiographie grandement fallacieuse, mais tellement savoureuse. Coco est douée pour s’inventer une existence totalement fantasque mais cohérente, où l’extravagance prend l’habit de la logique, traversée par les grandes figures de ce siècle entre deux guerres, tout à coup intimes.  Prendre le parti d’écouter cette femme, ses formules savantes à l’emporte pièce, faire sien les conseils de style, virevolter parmi ses étoffes et rire de sa façon croustillante de tourner en ridicule le mauvais goût, les sinistres, la vie. Ce petit livre gracieux a réveillé ma curiosité sur Gabrielle Chanel (c’est dans l’air du temps, me direz-vous…), ouvert tout un réseau de recherches possibles tant il est riche en références, et pour continuer je me suis donc plongée dans
  • L’irrégulière, d’Edmonde Charles-Roux (au Livre de Poche), l’incontournable, celui qui a inspiré le film d’Anne Fontaine. Changement de registre : la vérité, et rien de plus. Si. Le lyrisme de la prose, écho de l’évident respect de l’auteur pour Mademoiselle Chanel. Bien qu’elle confronte les affabulations de la couturière magnifique à la simple réalité, Mme Charles-Roux a une évidente admiration pour Coco. Et nous lui savons gré de ce document aussi bien fourni qu’écrit. Et il n’altère en rien la jubilation du Morand.

P1000390

  • Je vous reparlerai de Patrick Modiano, à qui le Magazine Littéraire d’octobre consacre un passionnant dossier. J’avoue qu’adolescente il n’évoquait pas plus qu’un homme de lettre vaguement chic, trench anglais et allure mélancolique, croisé au détour des pages culturelles de mon hebdo favori… Et puis j’ai lu Dora Bruder. Qui a mué cette image floue en certitude de la découverte d’un écrivain au talent confirmé. Suivit La place de l’étoile, et la passion développée pour lui par mon comparse de frère, caution intellectuelle s’il en est… Questionnement. En tout cas le dossier a l’air très bien construit : long entretien, chrono-bio, analyse de l’œuvre avec les pièces majeures, les thèmes récurrents, etc. Je me plonge dedans et on en reparle !
  • Mandalas de Laurent Quintreau (chez Denoël) est un roman efficace, rapide, intelligent et vaste ; du Tibet à la place Saint Sulpice on se laisse aisément porter au fil d’une histoire multiple. Le narrateur, ce qu’il faut cynique pour être dans le ton, mène efficacement son lecteur. Recommandé !
  • Je me replonge pour la énième fois dans Le Vin de solitude d’Irène Némirovsky, un de mes absolus littéraires (mais c’est une autre histoire, sur laquelle je reviendrai). Aussi amer que virtuose, ce roman est incontournable, pour sa puissance, sa tristesse et surtout la justesse élégante mais sans fioriture d’Irène Némirovsky. Mon auteur de prédilection. J’ai eu dernièrement la bonne surprise de découvrir chez Les Arpenteurs (9 rue Choron dans le 9e) qu’il était ENFIN sorti au Livre de Poche. Bonne lecture !

Dans ma to-do-list de l’automne, il y a aussi l’expo Rivalités à Venise du Louvre, et Renoir au XXe siècle bien sûr au Grand Palais, trouver des escarpins/low boots jaunes, ou bleu électrique, inventer de la place pour les piles de livre qui n’ont pas d’étagère, et… oublier que je rêve d’un petit animal !

… En attendant, je découvre les joies des Richelieu (succédanées de Zizi, aucun regret. Ou pas !!!), et j’aime plutôt ça, plutôt en mini robe, plutôt tout le temps.

Dans une mise en scène digne d'ebay. Pardon.
Dans une mise en scène digne d’ebay.
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s