Bla bla

Lundi matin à Beaubourg

DSC00406

Ou de l’insoutenable légèreté d’une conférence de presse…

Etre capitale ou être inutile, on passe très vite de l’un à l’autre quand on est « petite main »… Surtout dans l’édition ? je demande avec un air ingénu.

Qu’importe, pendant ce temps, je réfléchis à ce blog, qui occupe finalement pas mal mes pensées, sans grand résultat pour l’instant ! Certes.

Une sorte de crainte de déflorer cet espace. Fébrile à l’idée de ne pas prendre la bonne direction. Ou pas. (c’est à la mode, je crois)(d’ailleurs je ferai sans doute un article sur ces expressions en vogue). Bref.

Une conférence donc au cours de laquelle on croise des journalistes, plus ou moins sympathiques, plus ou moins ressemblants à des journalistes, un auteur de BD très connu de ceux qui le connaissent, des attachées de presse très tendues, et une petite « ouvreuse », moi.

Ce que je préfère dans ces conférences et réunions très parisiennes, ce sont tous les codes qui s’y déploient. La notoriété (qu’elle soit corporatiste ou élargie), la hiérarchie sociale jouent à plein. Une pantomime parfaitement orchestrée. Et malheur à celui qui y déroge. Il sera tout de suite identifié !

Dans le registre de « J’ai testé pour vous ! », j’ai fait la gaffe de ne pas reconnaître (je dirais plutôt connaître) la plus grande libraire de Paris dont le prénom seul fait frémir ou jubiler l’édition (selon que vous êtes dans ses grâces ou non), ou encore de prendre un auteur pour une libraire… Réaction outrée des intéressées, bien entendu, et de mon côté, tentative de pirouette vaine, impossible d’en sortir avec toute sa dignité. Pour du beurre. Conclusion : Je suis fascinée par l’assurance qu’a cette catégorie de personnes d’être forcément connues de tout Paris (au-delà importe peu après tout !).

Et finalement je joue le jeu des convenances, rien n’est plus formateur que de s’adapter à un microcosme. Et c’est drôle, en plus.

Mais j’aime surtout les belles rencontres. Avoir croisé de bonnes plumes ou de grands passionnés, avoir élucidé le mystère Anne&Julien (cri de ralliement des lectrices de Muze !), avoir écouté Emmanuel Carrère parler de l’ère stalinienne ; ils contribuent à enrichir mon quotidien.

Et pour ces petits riens je suis contente d’avoir été une petite main.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s