
Hier, nous nous sommes tous réveillés au son des bribes d’information d’une catastrophe. J’ai été foudroyée par la voix de ce journaliste, le désarroi débordant le professionnalisme. Il a été entendu par toute la planète depuis.
Là-bas la vie a pris un visage atroce, rien ne sera plus pareil. Même si cette île magnifique a connu plus qu’à son tour l’horreur, même si la souffrance semble attachée à certaines contrées quand d’autres jouissent d’une tranquillité anesthésiante.
Pour donner
YELE, la fondation de Wyclef Jean
permet d’envoyer des dons qui seront directement utilisés aux opérations de sauvetage.
La Fondation de France
dirigera les dons vers les organisations locales, pour la reconstruction, une fois les secours assurés.
Pour s’informer
Le Monde
tient un fil d’information en temps réel.
La matinale de France Inter
était consacrée à Haïti. Vidéos et émissions en ligne.
Notre compassion, nos prières, nos dons, notre soutien aux Haïtiens français. Voilà vers quoi les circonstances nous poussent naturellement. Pour eux. Pour espérer un tant soit peu en l’humain.
Si ma voix est faible, si d’où je suis, je contribuerais moins encore qu’infimement, c’est un élan entier et spontané qui me pousse à m’associer aux bonnes volontés, à relayer une chaîne de compassion. Une évidence.
Je fais le tour de la blogo ce matin et je n’y vois rien de particulier, rien qui sorte de l’ordinaire, rien qui colle aux battements du monde ces dernières heures. Sans lancer aucune polémique, je me demande déjà pour moi-même s’il y a une question de cohérence à mêler futilité et humanisme sous le même toit.
Les blogs influents serviront-ils d’instrument, de canal en de telles circonstances ?